<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Chroniques Qaherabeariennes</title><link>http://qaherabear.canalblog.com/</link><description>R&#xe9;flexions d&apos;un Ours dans la marche du monde</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 06:49:39 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Une histoire d&apos;avatar</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/21/16228273.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/21/16228273.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16228273/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/21/16228273.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img height=&quot;188&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/08/442624/47712257_p.jpg&quot; alt=&quot;avatar_wallpaper&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avatar&lt;/strong&gt; de James Cameron, le film de tous les superlatifs dans la presse depuis d&#xe9;j&#xe0; quelques semaines, une r&#xe9;volution &lt;em&gt;cin&#xe9;mato-technique&lt;/em&gt; annonc&#xe9;e comme un tournant notable dans l&apos;histoire du Septi&#xe8;me art...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;avais envie de le voir. Plus par curiosit&#xe9; que par r&#xe9;el attrait pour le genre &lt;em&gt;a fortiori &lt;/em&gt;quand il est trait&#xe9; par ce r&#xe9;alisateur en particulier. Ni Alien ni Terminator ne m&apos;ont laiss&#xe9; de bons souvenirs.Trop &amp;quot;tripier&amp;quot; et gluant pour l&apos;un et trop tac-tac-tac mitrailleur pour l&apos;autre &#xe0; mon go&#xfb;t. Les personnages bleus aux grand yeux si humains de l&apos;affiche et de la bande-annonce savamment distill&#xe9;e sur les &#xe9;cran avaient toutefois piqu&#xe9; ma curiosit&#xe9;... Le hasard -celui l&#xe0; m&#xea;me qui fait si bien les choses- m&apos;a donn&#xe9; la possibilit&#xe9; d&apos;assister au spectacle plus t&#xf4;t que je l&apos;avais escompt&#xe9; dans une des salles d&apos;un gigantesque complexe &#xe0; la p&#xe9;riph&#xe9;rie de Toulouse.&lt;br /&gt;Car il s&apos;agit bien d&apos;un spectacle, et tous les superlatifs, les millions, les logiciels et les puissants ordinateurs reli&#xe9;s &#xe0; des cam&#xe9;ras futuristes s&apos;effacent rapidement au fil des minutes. Tout cela devient tr&#xe8;s secondaire au point m&#xea;me de ne plus vraiment compter et de ne laisser subsister qu&apos;une seule &#xe9;vidence: le film est tout simplement beau.&lt;br /&gt;D&apos;ailleurs, lorsque les six derni&#xe8;res lettres qui forment le mot &amp;quot;avatar&amp;quot; sont apparues &#xe0; l&apos;&#xe9;cran pour cl&#xf4;turer la s&#xe9;ance, la salle a applaudi. Comme on le fait apr&#xe8;s un spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On a bien assez r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; combien Cameron a du attendre avant de pouvoir finaliser son projet parce que les techniques disponibles ne lui permettaient pas encore de le mat&#xe9;rialiser (bien que ce terme ne soit pas des plus appropri&#xe9;s pour un film aux trois-quart virtuel). Les premi&#xe8;res critiques ont regrett&#xe9; un sc&#xe9;nario somme toute tr&#xe8;s simple et sans grande surprise, l&apos;histoire d&apos;une r&#xe9;demption par une conversion h&#xe9;ro&#xef;que &#xe0; une noble cause et la mise en valeur du ph&#xe9;nom&#xe8;ne de r&#xe9;sistance face &#xe0; l&apos;oppresseur, &#xe0; celui qui convoite. On a aussi pu noter la pr&#xe9;sence de personnages trop caricaturaux pour &#xea;tre vraiment cr&#xe9;dibles: le &amp;quot;colonel&amp;quot; en machine de guerre parano&#xef;aque et d&#xe9;c&#xe9;r&#xe9;br&#xe9;e ainsi qu&apos;un directeur de firme mini&#xe8;re aveugl&#xe9; par sa cupidit&#xe9; cynique.&lt;br /&gt;Soit.Je pense qu&apos;on ne peut pas demander &#xe0; ce genre de cin&#xe9;ma d&apos;&#xea;tre ni tout &#xe0; fait cr&#xe9;dible ni construit comme un thriller policier ou un sc&#xe9;nario &#xe0; la Hitchcock. Ce ne sont pas ces aspects-l&#xe0; qui ont retenu mon attention mais des &#xe9;l&#xe9;ments plus int&#xe9;ressants, plus profonds et peut-&#xea;tre davantage charg&#xe9;s de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La relation fusionnelle qui lie les Na&apos;vis &#xe0; la nature, par exemple, fait &#xe9;cho &#xe0; l&apos;un des grands questionnements de notre temps que l&apos;on per&#xe7;oit comme une &#xe9;poque de transition. Il va falloir enti&#xe8;rement repenser notre propre relation &#xe0; la plan&#xe8;te. On sent bien que le seul principe de domination exerc&#xe9; par l&apos;Homme sur la nature ne l&apos;a pas fait progresser depuis deux si&#xe8;cles au del&#xe0; de l&apos;explosion de ses connaissances scientifiques et techniques. Pire, elle a contribu&#xe9; &#xe0; &#xe9;loigner notre humanit&#xe9; de la voie de sa r&#xe9;alisation, objectif de toute civilisation. Le film propose une vision id&#xe9;alis&#xe9;e de ce rapport &#xe0; la nature o&#xf9; les &#xea;tres sont connect&#xe9;s les uns avec les autres et en interaction permanente, o&#xf9; le respect reste pr&#xe9;sent, m&#xea;me dans l&apos;incontournable loi de la pr&#xe9;dation. Ceci n&apos;est pas sans rappeler les traditions primitives ou chamaniques du culte de la d&#xe9;esse m&#xe8;re primordiale. Cameron n&apos;a rien invent&#xe9;, il a simplement montr&#xe9; que cette relation-l&#xe0; &#xe0; l&apos;environnement, ce &lt;em&gt;partenariat&lt;/em&gt; demeurait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les g&#xe9;ants &#xe0; la peau bleue dont les costumes ont de lointaines r&#xe9;miniscences Massa&#xef; montrent toute leur d&#xe9;tresse face &#xe0; leur monde saccag&#xe9;, le grand arbre-maison reliant la Terre au Ciel, d&#xe9;truit.Le r&#xe9;alisme des expressions est si criant qu&apos;il renvoie &#xe0; nos propres d&#xe9;sillusions, celles des humains priv&#xe9;s de terres qui voient leurs villes et leur villages ravag&#xe9;s par les fl&#xe9;aux et les guerres. Les personnages nous renvoient &#xe0; notre propre d&#xe9;sesp&#xe9;rance aussi, quand nos lieux de m&#xe9;moire o&#xf9; de rituels ne sont plus respect&#xe9;s, quand de nouvelles r&#xe9;alit&#xe9;s ont si profond&#xe9;ment chamboul&#xe9; nos certitudes...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ces moments poignants du film comme dans ceux qui s&apos;articulent autour de l&apos;action spectaculaire de batailles dantesques, il est difficile de ne penser qu&apos;aux seules prouesses techniques. Car elles ne sont, finalement, qu&apos;au service d&apos;une oeuvre et non l&apos;inverse. S&apos;y cantonner reviendrait &#xe0; passer &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de ce qui est plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce film conna&#xee;tra peut-&#xea;tre un retentissant succ&#xe8;s, ou peut-&#xea;tre pas. On parlera peut-&#xea;tre aussi de millions engrang&#xe9;s, de recettes mirobolantes. La r&#xe9;alit&#xe9; palpable, sonnante et tr&#xe9;buchante avec ses jeux vid&#xe9;os et ses produits d&#xe9;riv&#xe9;s, reviendra en force. C&apos;est ainsi, la part de r&#xea;verie et de r&#xe9;flexion finit toujours par se diluer dans les remous d&apos;un blockbuster.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Dec 2009 23:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Retouche vaine</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/10/16104403.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/10/16104403.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16104403/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/10/16104403.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;316&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/97/62/442624/47341407_p.jpg&quot; alt=&quot;P1000921___copie___copie2__800x600_&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;A l&apos;heure o&#xf9; le num&#xe9;rique d&#xe9;ferle comme une vague et semble p&#xe9;n&#xe9;trer presque tous les domaines de la cr&#xe9;ation artistique, commencent &#xe0; se poser les grandes questions philosophiques sur les limites de son utilisation.&lt;br /&gt;Dans le cadre de l&apos;image photographique, con&#xe7;ue sous son angle artistique, la retouche ne constitue plus la juste correction de tel ou tel al&#xe9;a technique, ni m&#xea;me une simple tentation mais bien un recours qui tend &#xe0; se syst&#xe9;matiser.&lt;br /&gt;On ne parvient plus &#xe0; conceptualiser une image sans sa dose de transformations.&lt;br /&gt;Les magazines, la publicit&#xe9; en abusent d&apos;ailleurs. La presse d&apos;opinion elle-m&#xea;me se laisse aller &#xe0;&amp;nbsp; la surexploitation de la palette graphique. Toutes les justifications sont bonnes &#xe0; donner mais toutes ne sont pas &lt;em&gt;recevables&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma d&#xe9;marche de photographe amateur, et m&#xea;me si les possibilit&#xe9;s offertes par le num&#xe9;rique sont fascinantes -et effrayantes &#xe0; la fois par leur facult&#xe9; de virtualisation-, je me refuse &#xe0; la retouche.&lt;br /&gt;J&apos;entends par l&#xe0; que je n&apos;apporte aucune correction sur le model&#xe9; d&apos;un corps, la texture d&apos;une toison ou le grain de la peau. Que ce soit pour moi ou pour les gar&#xe7;ons qui me font l&apos;honneur de prendre la pause devant l&apos;objectif.&lt;br /&gt;Je me refuse &#xe0; la retouche dans cette acception parce que je la consid&#xe8;re comme inutile et vaine. A quoi bon transformer ce qui est d&#xe9;j&#xe0; beau par nature? Pourquoi chercher &#xe0; masquer, &#xe0; d&#xe9;tourner, &#xe0; farder si ce n&apos;est par refus d&apos;assumer qui l&apos;on est? La finalit&#xe9; d&apos;un portrait n&apos;est pas d&apos;&#xea;tre priv&#xe9; de lien avec le r&#xe9;el.&lt;br /&gt;Si une posture ne met pas assez un mod&#xe8;le en valeur, si la lumi&#xe8;re ne tombe pas l&#xe0; o&#xf9; je souhaiterais qu&apos;elle f&#xfb;t, et bien je change d&apos;angle de prise de vue. C&apos;est moi qui suis mobile autour de l&apos;image et non elle qui est perp&#xe9;tuellement &#xe0; mon service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, je ne boude pas la palette graphique dont je parlais plus haut, reli&#xe9;e &#xe0; son logiciel &#xe0; la finesse aussi complexe que remarquable. Je ne fais pas de r&#xe9;sistance inutile &#xe0; la modernit&#xe9;.&lt;br /&gt;Si je ne modifie en rien les corps dans ce qu&apos;ils ont de plus expressifs et de plus naturel, j&apos;aime &#xe0; travailler les colorations, les contrastes, les d&#xe9;saturations, les cadrages...&lt;br /&gt;Les photos que je montre ne sortent jamais -ou tr&#xe8;s rarement- telles quelles de mon appareil. Les plus &#xe9;vocatrices passent par ce travail sur la couleur et la lumi&#xe8;re. Mais je me limite &#xe0; ces param&#xe8;tres. Aussi demeurent-elles tr&#xe8;s simples finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un monde partag&#xe9; entre fr&#xe9;n&#xe9;sie en toute chose et explosion des disparit&#xe9;s insupportables, la recherche de l&apos;essentiel, le recentrage sur ce qui est fondamental me semblent demeurer des valeurs s&#xfb;res. Et il en&amp;nbsp; est de l&apos;&#xe9;laboration d&apos;images artistiques comme du reste.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Dec 2009 22:07:33 GMT</pubDate></item><item><title>Identit&#xe9; nationale: du flan!</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/04/16035592.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/04/16035592.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16035592/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/12/04/16035592.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;281&quot; alt=&quot;58002d7de4185bcf384be44cb71437d6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/26/01/442624/47120781_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et m&#xea;me pas un bon flan d&apos;ailleurs... Juste un mauvais dessert r&#xe9;chauff&#xe9; par les micro-ondes d&apos;un jacobinisme nationaliste aussi d&#xe9;sordonn&#xe9; que dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de l&apos;identit&#xe9; nationale qui agite le gouvernement depuis d&#xe9;j&#xe0; plusieurs mois, depuis qu&apos;il a trouv&#xe9; son messager dans un transfuge br&#xfb;lant all&#xe8;grement ce qu&apos;il avait ador&#xe9; jadis, fait partie de ces gesticulations vaines relay&#xe9;es par des m&#xe9;dias pris &#xe0; leur propre pi&#xe8;ge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut croire que notre vieux pays hexagonal n&apos;a pas assez pay&#xe9; de ses &#xe9;garement patriotiques depuis l&apos;&#xe8;re de la R&#xe9;volution. Il faut croire que deux conflits mondiaux, que les trahisons, les petits arrangements et les grandes collaborations honteuses, n&apos;ont pas suffi. On agite de nouveau le chiffon bleu-blanc-rouge devant les yeux des masses. &lt;br /&gt;Ah, mais c&apos;est pour une noble cause! Clame-t-on. Comment savoir o&#xf9; l&apos;on va si on ignore d&apos;o&#xf9; on vient et comment on est parvenus jusqu&apos;ici? &lt;br /&gt;C&apos;est juste l&apos;arbre qui cache la for&#xea;t. Une for&#xea;t dont on ignore les dangers cach&#xe9;s. Dans un m&#xea;me grand sac on m&#xe9;lange des tas de mots en esp&#xe9;rant beno&#xee;tement qu&apos;une sorte de recette magique en sortira.&lt;br /&gt;On parle de &lt;em&gt;R&#xe9;publique&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;la&#xef;cit&#xe9;&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Marseillaise&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;baguette&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;b&#xe9;ret&lt;/em&gt;, d&apos;&lt;em&gt;&#xe9;quipe de football&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;tajine&lt;/em&gt; aussi... Un fascinant salmigondis parfaitement indigeste. Une petite dose de pseudo d&#xe9;mocratie participative par dessus, et abracadabra, une solution pour &amp;quot;cimenter la coh&#xe9;sion de la Nation&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ce qui nous distinguait le mieux des autres pays du monde n&apos;&#xe9;tait finalement pas notre capacit&#xe9; &#xe0; nous couvrir de ridicule? A manquer les trains des n&#xe9;cessaires changements qui finissent par grandir les Etats et les Hommes?&lt;br /&gt;On en est encore &#xe0; discourir sur notre nature franco-fran&#xe7;aise alors que c&apos;est l&apos;identit&#xe9; europ&#xe9;enne qu&apos;il faudrait b&#xe2;tir, alors que c&apos;est la conscience &#xe9;cologique, humaniste et patrimoniale universelle qu&apos;il conviendrait de d&#xe9;velopper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est encore des vieux caciques pour qui la monstrueuse Marseillaise est plus sacr&#xe9;e que l&apos;&#xe9;taient autrefois les reliques des saints. Il est de plus en plus des jeunes d&#xe9;racin&#xe9;s qui oublient que s&apos;ils peuvent dire &amp;quot;nique la France&amp;quot; dans leur musique au hachoir, c&apos;est justement parce que des hommes et des femmes ont sur voir plus loin que des couleurs ou des symboles &#xe9;triqu&#xe9;s pour nous permettre d&apos;acc&#xe9;der &#xe0; l&apos;enseignement, &#xe0; la connaissance, &#xe0; la conscience politique.&lt;br /&gt;Comme le chantait si justement Nougaro dans &lt;em&gt;l&apos;alexandrin&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;quot;Moi, ma langue, c&apos;est ma vraie patrie&lt;br /&gt;Et ma langue, c&apos;est la fran&#xe7;aise&lt;br /&gt;Quand on dit qu&apos;elle manque de batterie&lt;br /&gt;C&apos;est des mensonges, des foutaises&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et n&apos;oublions pas que la Patrie et la Nation, avec des majuscules, ne sont jamais que de synonymes d&#xe9;guis&#xe9;s du mot &lt;em&gt;guerre&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Dec 2009 21:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>Jeux de mains, jeux de vilains.</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860058.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860058.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15860058/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/19/15860058.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;120&quot; alt=&quot;vignette_foot&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/72/442624/46560963_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les cr&#xe9;tins millionnaires n&apos;ont m&#xea;me pas &#xe9;t&#xe9; capables de gagner proprement ce fameux match dont on nous avait rebattu les oreilles. Aujourd&apos;hui, on ne parle plus que d&apos;une main... Une main dans un jeu de pied qui devient m&#xea;me affaire d&apos;&#xe9;tat&amp;nbsp; avec un vraie mauvaise foi d&#xe9;magogique tandis que les barbaresques du quartier ont d&#xe9;fil&#xe9; en vocif&#xe9;rant , toute la nuit derni&#xe8;re, parce qu&apos;une autre &#xe9;quipe, elle, a vaincu contre toute attente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le jeu de la balle au pied est activit&#xe9; respectable, le syst&#xe8;me-football, lui, est d&#xe9;finitivement affaire d&apos;imb&#xe9;ciles. Un &#xe9;l&#xe9;ment de plus qui abrutit les masses et nos pseudo-&#xe9;lites, encore une petite chose qui nous conduit s&#xfb;rement vers le &lt;em&gt;clash&lt;/em&gt; &#xe0; venir.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 19:10:00 GMT</pubDate></item><item><title>A propos du film &quot;2012&quot;</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/14/15791087.html</link><category>2012</category><category>fin du monde</category><category>mill&#xe9;narisme</category><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/14/15791087.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15791087/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/14/15791087.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;304&quot; alt=&quot;2012_090922&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/06/68/442624/46337459_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On sait tr&#xe8;s bien que &#xe7;a n&apos;est pas dans un &lt;em&gt;film catastrophe&lt;/em&gt; qu&apos;il faut aller chercher le sc&#xe9;nario parfaitement ficel&#xe9; qui sorte de l&apos;ordinaire. Ceux d&apos;Emerich en particulier ne font pas exception &#xe0; cette observation. &amp;quot;Independance Day&amp;quot; &#xe9;tait d&apos;une platitude extr&#xea;me, tandis que &amp;quot;The Day after Tomorrow&amp;quot; se montrait &#xe0; peine plus d&#xe9;velopp&#xe9; avec, toutefois, un fr&#xe9;missement critique sur l&apos;attitude condescendante des pays du Nord vis &#xe0; vis de ceux du Sud, pas assez exploit&#xe9; d&apos;ailleurs ce fr&#xe9;missement critique, rest&#xe9; &#xe0; l&apos;&#xe9;tat d&apos;&#xe9;bauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut croire que les choses &#xe9;voluent dans le bon sens puisque &amp;quot;2012&amp;quot; repr&#xe9;sente, &#xe0; mon avis, une autre &#xe9;tape dans la lente maturation de ce qui sera, peut-&#xea;tre un jour, un genre de film plus &#xe9;quilibr&#xe9; entre la qualit&#xe9; de l&apos;histoire et la juste dose d&apos;effets sp&#xe9;ciaux judicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;quot;2012&amp;quot; est un film long -plus de 2h30-, trop d&apos;ailleurs dans le sens o&#xf9; le c&#xf4;t&#xe9; suspense dans l&apos;action est par trop exploit&#xe9;. On demeure en cela compl&#xe8;tement dans le mod&#xe8;le du film hollywoodien &#xe0; gros budget dans lequel le h&#xe9;ros -&#xe9;videmment sentimentalement enferr&#xe9; dans une existence complexe- passe d&apos;une situation &#xe9;pineuse &#xe0; une autre au point qu&apos;on finit par s&apos;embrouiller sur sa nature (est-il humain ou...super-h&#xe9;ros?). L&apos;aspect cataclysmique vient renforcer cette action permanente. Et, selon la recette &#xe9;prouv&#xe9;e, il a le c&#xf4;t&#xe9; jubilatoire des destructions massives qu&apos;on n&apos;oserait imaginer, m&#xea;me dans nos r&#xea;ves les plus fous. Des b&#xe2;timents qui &#xe9;clatent, la cro&#xfb;te terrestre qui craque comme une cro&#xfb;te de pain, du feu, de l&apos;eau...Beaucoup d&apos;eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets sp&#xe9;ciaux sont ici encore plus sp&#xe9;ciaux et on &#xe0; l&apos;impression d&apos;une d&#xe9;bauche technique et d&apos;une autre forme de jubilation. Il faudrait &#xea;tre revenu de tout pour ne pas s&apos;en d&#xe9;lecter. Ca d&#xe9;vale, &#xe7;a explose, &#xe7;a...tectonique et les &#xea;tres humains sont r&#xe9;duits &#xe0; l&apos;&#xe9;tat de pauvres choses qui s&apos;agitent et sont d&#xe9;cim&#xe9;s, engloutis &#xe0; la fa&#xe7;on de fourmis dans des galeries inond&#xe9;es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le film est truff&#xe9; de purs d&#xe9;lires plus ou moins &#xe9;tay&#xe9;s par la science (qui peut dire tout et son contraire), d&apos;histoire de neutrinos qui arrivent trop vite et en trop grande quantit&#xe9;, de volcans qui deviennent encore plus volcaniques et de tsunamis dont les vagues sautent all&#xe8;grement au dessus des plus hauts sommets du monde... Il y a des tas d&apos;invraisemblances certes, mais peu importe: on s&apos;y croirait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fameuse th&#xe9;orie de la fin du monde par le glissement des p&#xf4;les et &lt;em&gt;tutti quanti,&lt;/em&gt; n&apos;est ici qu&apos;un pr&#xe9;texte. Pr&#xe9;texte pour tout casser gr&#xe2;ce &#xe0; la palette graphique et faire une sorte de gigantesque nettoyage de printemps. Pr&#xe9;texte surtout pour illustrer l&apos;un des plus vieux mythes fondateurs de l&apos;humanit&#xe9;: celui de l&apos;arche de No&#xe9; (ou de l&apos;&#xe9;pop&#xe9;e de Gilgamesh).&lt;br /&gt;La reprise de cette id&#xe9;e sauve d&apos;ailleurs le film d&apos;une fin &#xe0; la &amp;quot;Jour d&apos;apr&#xe8;s&amp;quot;, b&#xe2;cl&#xe9;e et bancale (merci aux gentils Mexicains de nous avoir accueillis et hop! On annule la dette!) et elle donne l&apos;occasion de poser quelques questions fondamentales. Elles aussi contribuent &#xe0; rehausser le niveau de base de sc&#xe9;nario.&lt;br /&gt;Voila pourquoi j&apos;&#xe9;crivais plus haut qu&apos;il y a bon espoir pour que les films du genre deviennent un jour des oeuvres plus...profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici on se demande clairement ce qui fait la valeur d&apos;un homme par rapport &#xe0; un autre: sa richesse financi&#xe8;re? Sa capacit&#xe9; d&apos;abn&#xe9;gation? Son savoir? Sa sagesse?... Dans une situation d&apos;urgence extr&#xea;me; de survie d&apos;une esp&#xe8;ce enti&#xe8;re, la notre, quelles &amp;quot;valeurs&amp;quot; serviraient de filtres pour s&#xe9;lectionner ceux &lt;em&gt;autoris&#xe9;s &#xe0; vivre&lt;/em&gt;? Que repr&#xe9;sente l&apos;individu dans une masse anim&#xe9;e par la peur? Que reste-t-il enfin des grands id&#xe9;aux quand les gouvernements n&apos;existent plus, quand les cadres m&#xea;mes de la civilisation humaine ont vol&#xe9; en &#xe9;clat? Autre chose encore: peut-on tout dire au monde entier? Dans quelle mesure le secret n&apos;est-il pas garant d&apos;une certaine forme d&apos;efficacit&#xe9; face &#xe0; la panique, &#xe0; l&apos;irrationnel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces interrogations hautement philosophiques sont abord&#xe9;es dans le film. Peut-&#xea;tre pas de la meilleure mani&#xe8;re qu&apos;il soit, avec la clart&#xe9; qu&apos;il faudrait, certes. Mais, &#xe0; qui ouvre un peu ses yeux et ses oreilles, &#xe0; qui va au del&#xe0; du choc des montages techniques, ce sont des fondamentaux qui doivent trouver un &#xe9;cho et permettre &#xe9;galement de conserver cette n&#xe9;cessaire dose de rationalit&#xe9; &#xe0; opposer aux mill&#xe9;naristes de tous bords et autres excit&#xe9;s de la repentance , &amp;quot;avant qu&apos;il ne soit trop tard&amp;quot;...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 14 Nov 2009 00:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tropiques</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/08/15719870.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/08/15719870.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15719870/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/08/15719870.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;181&quot; alt=&quot;91162616e8e4bf7ed9e74451cc27081b&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/95/442624/46140687_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Claude L&#xe9;vi-Strauss est mort &#xe0; un &#xe2;ge aussi symbolique qu&apos;avanc&#xe9; et, une fois de plus, les m&#xe9;dias s&apos;engouffrent dans une br&#xe8;che et d&#xe9;versent leur lot d&apos;&#xe0;-peu-pr&#xe8;s. Premi&#xe8;re phrase de &lt;em&gt;Tristes Tropiques&lt;/em&gt; maintes fois ressass&#xe9;e, biographie r&#xe9;sum&#xe9;e comme on pr&#xe9;pare un appr&#xea;t pour recouvrir grossi&#xe8;rement une fa&#xe7;ade. Le tout et surtout, le rien.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s les politiques, qui sont all&#xe9;s chacun de leur petit commentaire, devan&#xe7;ant m&#xea;me les questions des m&#xe9;dias, les &amp;quot;intellectuels&amp;quot; ont pris le relai, pleurant sur le dernier g&#xe9;nie &#xe0; jamais disparu comme sur un phare qui se serait &#xe9;croul&#xe9; en pleine mer d&#xe9;cha&#xee;n&#xe9;e...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant de L&#xe9;vi-Strauss ces m&#xea;mes personnes ont fort peu parl&#xe9; ces trente derni&#xe8;res ann&#xe9;es (c&apos;est &#xe0; peu pr&#xe8;s la p&#xe9;riode que ma m&#xe9;moire r&#xe9;trospective parvient, en gros, &#xe0; remonter). Moi-m&#xea;me, je ne l&apos;ai d&#xe9;couvert qu&apos;&#xe0; l&apos;extr&#xea;me fin de mes ann&#xe9;es de lyc&#xe9;e et le peu que je savais alors de lui avait compl&#xe9;t&#xe9; la case &amp;quot;r&#xe9;v&#xe9;lations&amp;quot; de mon petit cerveau d&apos;homo sapiens sapiens (o&#xf9; se trouvait d&#xe9;j&#xe0; Michel Serres par exemple...). Peut-&#xea;tre parce que moi j&apos;ai v&#xe9;cu sous ces tristes tropiques et que, m&#xea;me si je ne comprenais pas tout de cet ouvrage d&#xe9;j&#xe0; ancien et que je n&apos;ai jamais lu &lt;em&gt;in extenso&lt;/em&gt; (ni aucun autre du savant d&apos;ailleurs), je pouvais en percevoir le propos, ou tout au moins en avoir un fr&#xe9;missement...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On brosse depuis quelques jours un portrait de L&#xe9;vi-Strauss qui ne tient pas compte de la complexit&#xe9; du personnage, de son c&#xf4;t&#xe9; profond&#xe9;ment humaniste et &#xe0; la fois terriblement d&#xe9;sabus&#xe9;, de la pr&#xe9;gnance de ses origines juives dans sa vie et, en m&#xea;me temps, du peu d&apos;int&#xe9;r&#xea;t qu&apos;il portait &#xe0; la religion&amp;nbsp; en g&#xe9;n&#xe9;ral. Alors, on se risque &#xe0; dire qu&apos;il &#xe9;tait quand m&#xea;me oppos&#xe9; &#xe0; l&apos;entr&#xe9;e des femmes &#xe0; l&apos;Acad&#xe9;mie fran&#xe7;aise, au risque d&apos;&#xe9;corner son image. Mais c&apos;est pour mieux occulter que cette prise de position avait pour lui une justification &amp;quot;ethnologique&amp;quot;: l&apos;Acad&#xe9;mie, cr&#xe9;&#xe9;e au XVII&#xe8;me si&#xe8;cle par des hommes ne devait alors ne recevoir en son sein que des hommes et ce, peu importe les &#xe9;poques. Cela faisait partie de la r&#xe8;gle, au m&#xea;me titre que d&apos;autres r&#xe8;gles coutumi&#xe8;res dans des peuplades primitives.&lt;br /&gt;D&apos;ailleurs, d&apos;un Fran&#xe7;ais ou d&apos;un Am&#xe9;rindien qui &#xe9;tait le plus &amp;quot;primitif&amp;quot; des deux? Des coutumes, des traditions, des qu&#xea;tes, des besoins, des attentes, des dieux... Bref, des humains. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&#xe9;vi-Strauss &#xe9;tait aussi un homme ancr&#xe9; dans sa g&#xe9;n&#xe9;ration. Il a connu l&apos;&#xe9;poque des empires coloniaux finissants, des chocs et des carnages. Il a vu des soci&#xe9;t&#xe9;s humaines se faire et se d&#xe9;faire. En traversant le pire si&#xe8;cle de notre histoire, il a certes t&#xe9;moign&#xe9; d&apos;une vision ac&#xe9;r&#xe9;e et avant-gardiste des choses mais une vision pass&#xe9;e au travers de tous ces filtres-l&#xe0;. Il a finalement remis au centre la r&#xe9;flexion fondamentale concernant la relation des Hommes &#xe0; la Nature apr&#xe8;s avoir observ&#xe9; tout ce que ces premiers lui avait fait subir et tout ce qu&apos;ils se faisaient subir entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, qu&apos;on ne fasse pas aujourd&apos;hui de Claude L&#xe9;vi-Strauss un grand visionnaire, un peu proph&#xe8;te, un peu g&#xe9;nie, car ce serait d&#xe9;naturer ce qu&apos;il nous a laiss&#xe9;: le t&#xe9;moignage d&apos;une profonde humanit&#xe9; &#xe9;rudite pleine de doutes qui doit nous &#xe9;clairer sur nos propres limites et&amp;nbsp; nous aider &#xe0; enfin aborder efficacement les grandes incertitudes de notre avenir plan&#xe9;taire.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 00:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Quelle impression?</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714545.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714545.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15714545/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/11/07/15714545.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelle impression a-t-on sur une sc&#xe8;ne ou un podium quand on re&#xe7;oit une m&#xe9;daille, un bouquet de fleur ou un papier roul&#xe9; dans la boucle d&apos;un ruban? Que ressent-on quand on entend son nom prononc&#xe9; en public par un jury, quand on a longtemps attendu dans une certaine tension et que des applaudissement cr&#xe9;pitent? Pas forc&#xe9;ment ceux d&apos;une salle gigantesque non, juste quelques applaudissements...&lt;br /&gt;Ce doit &#xea;tre quelque chose d&apos;&#xe9;trange et, finalement, de difficilement descriptible avec le recours des seuls mots. Certains parleront d&apos;une sensation grisante. Dans le fond, moi, je n&apos;en sais rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;ai jamais connu pareils moments. Je n&apos;ai jamais &#xe9;t&#xe9; distingu&#xe9; d&apos;aucune fa&#xe7;on que ce soit dans les diff&#xe9;rents concours auxquels j&apos;ai pu participer. El&#xe8;ve globalement moyen, &#xe9;tudiant perdu dans la foule des autres &#xe9;tudiants, je ne suis jamais sorti du lot, m&#xea;me une seule fois, m&#xea;me &amp;quot;pour un instant, pour un instant seulement&amp;quot; comme le chantait Brel. Je pense que c&apos;est certainement par manque de talent. De talent &amp;quot;r&#xe9;el&amp;quot;. Comprenez par l&#xe0; cette &#xe9;tincelle qui fait qu&apos;un dessin, qu&apos;une copie, qu&apos;un propos jaillisse du lot et provoque une attirance, un int&#xe9;r&#xea;t particulier.&lt;br /&gt;Je ne suis pas en train de me livrer ici &#xe0; un dr&#xf4;le de jeu type auto-critique sauce R&#xe9;volution Culturelle, &#xe0; la fa&#xe7;on d&apos;un Pu-Yi d&#xe9;chu, non. J&apos;introspecte, si je puis dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de moi, dans le monde qui est le mien, j&apos;entends toujours parler de prix, de laur&#xe9;ats, de concours, d&apos;expositions, d&apos;articles dans la presse, de propositions artistiques, de publications... En bref, d&apos;une certaine forme d&apos;accomplissement -encore que la finalit&#xe9; soit au del&#xe0; de tout cela-, de r&#xe9;ussite peut-&#xea;tre m&#xea;me. Je me suis souvent dit que si je passais &#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, cela signifiait sans doute que j&apos;ignorais comment actionner les bons rouages, &#xea;tre l&#xe0; o&#xf9; il faut quand il faut, savoir se vendre (ce que je ne sais d&#xe9;finitivement pas faire, peut-&#xea;tre parce que le principe m&#xea;me du commerce -pourtant si civilisateur dans l&apos;Histoire- me d&#xe9;pla&#xee;t singuli&#xe8;rement).&lt;br /&gt;Mais si, en d&#xe9;finitive, c&apos;&#xe9;tait autre chose? Autre chose de beaucoup plus simple: l&apos;absence tout simplement d&apos;un quelconque talent? On peut croire qu&apos;on a des choses &#xe0; dire ou &#xe0; montrer et finalement ne faire que r&#xe9;p&#xe9;ter ou reproduire (&amp;quot;jeune:vieux perroquet&amp;quot; comme l&apos;a &#xe9;crit Michel Serres) ce que d&apos;autres ont fait ou font avec un r&#xe9;elle originalit&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m&apos;a d&#xe9;j&#xe0; dit &#xe0; plusieurs reprises que toucher &#xe0; tout c&apos;&#xe9;tait finalement toucher &#xe0; rien, avec ce petit c&#xf4;t&#xe9; vernis culturel si insignifiant &#xe0; la Bouvard et P&#xe9;cuchet. Pourtant, cela n&apos;est pas si tranch&#xe9;. Quand ce &amp;quot;toucher&amp;nbsp; &#xe0; tout&amp;quot; est un mode&amp;nbsp; d&apos;appr&#xe9;hension du monde et de cr&#xe9;ation artistique, ne prend-il pas une envergure particuli&#xe8;re? Quand on sait qu&apos;on ne sera jamais excellent en rien mais juste un petit peu bon en tout (ou presque, quelle pr&#xe9;tention!), est-ce qu&apos;on n&apos;a, en fait, rien &#xe0; proposer, rien qui m&#xe9;rite d&apos;&#xea;tre distingu&#xe9;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair que la qu&#xea;te de la reconnaissance pour la reconnaissance, de distinction pour la notori&#xe9;t&#xe9; est fondamentalement vaine car elle fait le jeu de la com&#xe9;die humaine. Il ne s&apos;agit pas de cela d&apos;ailleurs et encore moins de j&#xe9;r&#xe9;miades comme celles de ce petit poussin noir coiff&#xe9; d&apos;un reste de coquille d&apos;oeuf, mais d&apos;une r&#xe9;flexion plus profonde et sans doute un peu d&#xe9;sabus&#xe9;e sur l&apos;impossibilit&#xe9; de trouver aujourd&apos;hui, dans ce monde o&#xf9; tout est si &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, la bonne cl&#xe9; pour passer au niveau sup&#xe9;rieur.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 07 Nov 2009 14:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les chiens dans la cour</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/11/15389746.html</link><category>calomnie</category><category>pol&#xe9;mique</category><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/11/15389746.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15389746/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/11/15389746.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les chiens dans la cour aboient. Ils se ont regroup&#xe9;s &#xe0; la fa&#xe7;on d&apos;une meute vocif&#xe9;rante. Il y a ceux qui sont marqu&#xe9;s d&apos;une sorte de flamme, les plus bruyants -peut-&#xea;tre parce qu&apos;ils sont les moins nombreux-, ceux par&#xe9;s d&apos;une rose, montrant un petit c&#xf4;t&#xe9; opportuniste. Et puis, il y a tous les autres qui se sont agglom&#xe9;r&#xe9;s au hasard, parce que le bruit les avait attir&#xe9;s...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces b&#xea;tes r&#xe9;unies ont une capacit&#xe9; de nuisance &#xe9;tonnante. Leurs cris &#xe9;claboussent tout aux alentours: les murs qui en renvoient l&apos;&#xe9;cho sali, les marches des escaliers qui conduisent aux &#xe9;tages. Difficile de s&apos;en pr&#xe9;server, m&#xea;me en se bouchant les oreilles.&lt;br /&gt;On pourrait les disperser en versant sur eux un seau d&apos;eau glac&#xe9;e, ou tenter de faire encore plus de tintamarre pour les effrayer. Mais serait-ce bien utile? Ce faisant, ne se mettrait-on pas au niveau de cette cour, jonch&#xe9;e de d&#xe9;bris et d&apos;immondices alors que nous nous trouvons, nous gens &#xe9;clair&#xe9;s, aux &#xe9;tages, pench&#xe9;s au dessus des rambardes des balcons?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les chiens aboient, il faut les laisser faire parce qu&apos;ils ne savent pas. Ils ne connaissent pas les strates sup&#xe9;rieures de l&apos;esprit ni sa complexit&#xe9;. Leur vision des choses et forc&#xe9;ment imparfaite parce que, par nature, ils n&apos;ont pas les m&#xea;mes yeux que nous autres et que leurs passions les conduisent &#xe0; l&apos;assouvissement imm&#xe9;diat de leurs pulsion, sans r&#xe9;flexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s&apos;acharnent ces chiens parce que la diff&#xe9;rence leur est insupportable, d&#xe9;chiquetant l&apos;honneur comme une pi&#xe8;ce de viande autour de laquelle ils se battent. Ils finissent m&#xea;me par menacer la main qui les nourrit. Mais aujourd&apos;hui ils braillent ici, dans cette cour, et demain ce sera dans une autre. Il faut donc juste r&#xe9;sister, fermer ses oreilles, se r&#xe9;fugier un temps dans son silence int&#xe9;rieur. C&apos;est l&#xe0; que les alli&#xe9;s intimes r&#xe9;sident, c&apos;est la que les soutiens inconnus soufflent d&apos;autres sons, plus humains et plus agr&#xe9;ables...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Oct 2009 16:29:00 GMT</pubDate></item><item><title> Second enseignement</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/08/15360713.html</link><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/08/15360713.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15360713/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/10/08/15360713.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;131&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;196&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/16/442624/44908546_p.jpg&quot; alt=&quot;131974&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;La torture est une abomination. La r&#xe9;duction du corps et de l&apos;esprit par la souffrance, leur prise de possession par autrui au moyen de l&apos;esclavage, physique ou mental, sont en opposition avec les lois naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne peut justifier le recours &#xe0; ces extr&#xe9;mit&#xe9;s, encore moins les meilleures intentions. Cet enseignement fait partie des plus difficiles &#xe0; respecter, cependant il est fondamental. L&apos;Homme, le vrai, n&apos;a pas besoin d&apos;entraver son semblable dans un carcan pour que son autorit&#xe9; soit reconnue. Celui qui s&apos;y r&#xe9;sout a renonc&#xe9; &#xe0; son humanit&#xe9; et reconnu, de fait, ses d&#xe9;faillances.
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;HQB-RxU&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 Oct 2009 21:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Maupassant</title><dc:creator>QB_VO</dc:creator><link>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/09/25/15205652.html</link><category>Maupassant</category><comments>http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/09/25/15205652.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://qaherabear.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15205652/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://qaherabear.canalblog.com/archives/2009/09/25/15205652.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maupassant a ceci de g&#xe9;nial qu&apos;il brosse le portrait sans complaisance des gens de son temps avec une sorte de distanciation, pareille &#xe0; celle du voyageur qui observe et note. &lt;br /&gt;Paysans frustes, violents et arri&#xe9;r&#xe9;s, ouvriers abrutis, bourgeois ridicules ou roublards, arrivistes et filles de petite vertu pr&#xea;ts &#xe0; tout pour r&#xe9;ussir. Le tout introduit par des titres anodins, un tantinet guillerets parfois. &lt;br /&gt;Le r&#xe9;gal de cet &#xe9;pouvantable XIX &#xe8;me si&#xe8;cle et un fantastique pied de nez &#xe0; ceux qui disent encore qu&apos;avant &amp;quot;c&apos;&#xe9;tait mieux&amp;quot;...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Sep 2009 20:54:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>