I . A défaut d'argument raisonnable pour justifier le maintien d'un "mouvement social", un gréviste du secteur public finit toujours par dire:
1/ que lui-même n'est pas un privilégié
2/ qu'il se mobilise pour défendre l'intérêt du public ou d'un service public
Quel sens de l'abnégation! On en pleurerait.

II. Dès qu'il faut "faire la révolution" par la pression, la grève et les menaces, tout le monde se trouve uni pour bloquer la circulation, occuper des voies, prendre des usagers ou des patrons en otage.
En revanche, dès lors qu'il faut proposer des solutions aux problèmes ou se relever les manches pour produire plus de travail, adieu le belle union des paysans des intermittents et des cheminots...
Les mêmes imbéciles bas-de-plafond qui trouvent que le festival d'Avignon c'est un "rendez-vous de pédés" sont copains comme cochon en ce moment avec les précaires qui en assurent les coulisses.

Sous la IIIème République, pourtant de gauche, on aurait fait donner la cavalerie pour moins que ça... Trop de grèves tue la grève. Trop de prise d'otages nourrissent les rancoeurs. Certains malins sauront en profiter.